Roche sous pression après un revers clinique dans le cancer du sein
information fournie par Zonebourse 09/03/2026 à 11:04
Le groupe a indiqué que l'étude n'avait pas démontré de manière fiable que le giredestrant, administré en première ligne en association avec l'Ibrance de Pfizer, ralentissait la progression de la maladie par rapport à une hormonothérapie standard combinée au même traitement.
Le médicament appartient à la classe des dégradateurs sélectifs des récepteurs d'oestrogènes (SERD), une approche thérapeutique destinée aux tumeurs sensibles aux oestrogènes, qui représentent jusqu'à 80% des cas de cancer du sein.
Pour AlphaValue, ce revers reste toutefois partiel. "Ce revers ne concerne qu'une des deux études de phase III menées dans cette indication", souligne le bureau d'analyse. Les résultats de l'autre essai de phase III, qui évalue le giredestrant associé à un inhibiteur de CDK4/6 choisi par le médecin chez des patientes atteintes d'un cancer du sein ER résistant à l'hormonothérapie, sont attendus en 2027.
Malgré l'échec annoncé, AlphaValue estime que "le giredestrant pourrait encore devenir un médicament majeur pour Roche", tout en anticipant un impact négatif à court terme sur le titre.
Invest Securities souligne que cette annonce intervient dans un contexte déjà moins favorable pour Roche, après des résultats jugés décevants pour le petrelintide, un analogue de l'amyline développé avec Zealand Pharma dans l'obésité.
Les données de phase II publiées jeudi après Bourse font état d'une perte de poids maximale de 10,7% après 42 semaines de traitement. Un niveau que le marché juge inférieur aux standards attendus pour cette classe thérapeutique, généralement situés entre 13% et 15% pour rivaliser avec les traitements de référence.
Chez Jefferies, l'échec de l'essai persevERA n'est pas une surprise. Le courtier estime que l'étude semblait "au minimum sous-dimensionnée". Ce revers fragilise selon lui le scénario de ventes de plusieurs milliards de dollars pour le giredestrant.
Le consensus anticipe actuellement 2,9 milliards de francs suisses de ventes ajustées du risque en 2030, soit environ 4% des revenus du groupe, et un pic de ventes de 5,8 milliards de francs suisses en 2034. Jefferies se montre nettement plus prudent, avec une estimation de 1,2 milliard de francs suisses et un ajustement du risque de 60%.
Pour le broker, cette annonce devrait effacer l'élan positif observé en fin d'année dernière après plusieurs résultats d'essais encourageants et pourrait peser sur le multiple de valorisation du groupe, actuellement proche de 17 fois les bénéfices.
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